Alternative Libérale 9-1

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dimanche, mars 12, 2006

Comment ne pas vouloir faire de l'économie quand on veut faire de la politique ?

Parlons-nous politique ou économie ? Que les choses soient claires, comment parler de politique sans parler d’économie, car comment vouloir faire de la politique sans faire de l’économie. Nos hommes politiques semblent ne pas le comprendre.

Sur cette terre, il y a globalement deux sortes de systèmes politiques avec bien sur toutes les variantes possibles et imaginables. Mais justement, ces systèmes politiques qui “visent” à permettre aux hommes d’un même pays de vivre entre eux, “répondent” bien de deux idéologies diamétralement opposées qui sont, soit la primauté de la collectivité sur l’individu, soit la primauté de l’individu sur la collectivité.

Et ces systèmes sont bien à appliquer par pays et non pas d’une manière “planétaire” car c’est bien au niveau du pays que l’on met des ressources en commun (par l’impôt) et que l’on bénéficie en retour de services divers.

Dans ces systèmes il faut bien, d’abord créer de la richesse pour ensuite la répartir. C’est là qu’intervient l’état avec plus ou moins d’acuité et d’une manière plus ou moins importante pour collecter et répartir ces ressources. Mais s’il n’y a pas de richesses crées, il n’y a pas de “services collectifs” à répartir. Si par hasard, comme dans certains pays du tiers monde, il y a des fonctionnaires mais pas de richesses, ceux-ci, en plus, ne sont pas payés et sont conduits pour vivre, à faire un autre métier ou à “rançonner” la population.

Le problème est donc bien d’avoir de la richesse à répartir. Cette richesse peut être de deux origines, soit une richesse provenant du territoire du pays comme c’est le cas pour le pétrole, soit une richesse provenant de l’activité des hommes. C’est sur ce dernier terrain que je voudrais me placer.

Quel est le système économique qui va produire le plus de richesse pour la collectivité qui va l’appliquer ? Un système collectif où il est demandé à chacun des individus qui la compose de travailler pour la collectivité, ou bien un système où l’individu va d’abord travailler pour lui avant que de travailler pour la collectivité. Et ce n’est pas tout d’abord ma subjectivité qui va répondre à cette question, mais tout simplement l’Histoire.

Tous les systèmes socialistes qui avaient voulu, par l’idéalisme de quelques utopistes, “régir” les divers pays dans le monde au 20ème siècle se sont effondrés avant la fin de ce siècle à l’exception de quelques uns, sous la coupe de tyrans.

Car c’est dans la nature profonde de l’homme que de travailler d’abord pour lui-même et pour les siens et ensuite seulement pour son “pays” dans la mesure où il y “trouve son compte” au niveau d’un environnement social qui lui permet d’abord de vivre des fruits de son travail. Aujourd’hui en France, les individus travaillent plus pour les autres que pour eux et cela devient de plus en plus insupportable à ceux capables d’entreprendre et de travailler sur le marché libre qu’est l’économie mondiale. Ils s’expatrient.

C’est pour eux la plus grande des injustices que de voir une partie, de plus en plus importante, de leur travail être prise par l’état. Quand ces impôts servent à payer l’éducation de leurs enfants, protéger leur santé, défendre leurs biens, ils peuvent y trouver leur compte. Mais quand ces impôts servent aussi et de plus en plus à “engraisser” des fainéants qui ne veulent pas travailler et auquel la société veut donner les mêmes avantages qu’à ceux qui produisent ces richesses, des gens inutiles au bon fonctionnement de la société, des gens qui arrivent dans notre société en voulant y bénéficier de tous les droits de ceux qui les ont produits, cela ne marche plus.

Les hommes au pouvoir, dans leur grande suffisance, prétendent faire de la politique mais pas de l’économie parcequ’ils croient que l’on peut faire seulement de la politique sans faire de l’économie et montrent ce faisant, qu’ils ne comprennent rien à ce qui “fait” réellement un pays, une vie sociale. Ils agissent comme des enfants gatés qui dilapident, dans un mélange d’insouciance et de futilités, ce que leurs parents avaient épargnés et construits pour eux.

Cela ne peut plus durer bien longtemps. C’est la richesse de la France qu’ils sont en train de “jouer”. Et c’est d’autant plus impardonnable de leur part, qu’à travers le monde entier, ils ont en permanence des exemples de ce qu’il faut faire et des erreurs qui sont les leurs.

Tous les pays collectivistes, juste avant d’imploser, ont compris qu’ils devaient avant de répartir des richesses commencer à les créer. L’union soviétique en tirant les leçons de la faillite de la planification, la Chine en confiant la liberté économique à l’individu pour créer de la richesse. Et cela marche.

Alors il faut croire que les seuls fondements du maintient de ces dirigeants au pouvoir, c’est la richesse résiduelle de notre pays et le fait qu’ils ont mis en place des institutions qui leur permettent de rester encore un peu, mais les derniers scrutins tant de 2002, 2004, 2005 montrent que comme le disait Lincoln, “on ne peut tromper tout le monde tout le temps”.

Les nouveaux dirigeants devront, parceque c’est la “force des choses”, d’abord faire de l’économie avant que de vouloir faire de la politique. Et faire de l’économie c’est d’abord s’appuyer sur ce qui fait marcher l’économie, l’individu. Et le laisser-faire. Notre pays ne pourra pas se passer de l’économie libérale, car rien d’autre ne marche ni n’a jamais marché pour produire des richesses.

1 Comments:

  • At 3:16 AM, Anonymous Anonyme said…

    Ta façon de raisonner est très intelligente ! Enfin quelqu'un qui a compris qu'on ne peut faire du social sans une bonne économie de marché ! Et cette économie de marché, contrairement à ce que prétendent les politiques français actuels, ne doit pas passer par un appui sur le collectivisme, mais bien sur l'effort individuel, la volonté de réussir de chacun, le travail, et l'échange. Sans cela, une bonne politique n'est pas possible.

    Quand il n'y a pas de richesse, pas de croissance, pas de possibilités pour chacun de choisir sa vie comme il l'entend, de travailler comme il l'entend, quand les gens sont contraints de faire ce que l'Etat leur dit de faire, il n'y a pas de bonheur possible. C'est en cela que le modèle américain devrait inspirer les autres pays, même si la société de consommation est encore critiquable - je ne crois pas avoir vu dans un systèmé politique, malgré cela, autant de bonheur individuel, qui se mue finalement en bonheur collectif.

     

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